
Présentation de Patrick DELAVAL – Banque Fédérale des Banques Populaires
La Banque Populaire comprend 23 banques régionales et compte 43 000 salariés,
dont environ 4 000 hors du territoire métropolitain. Elle met en oeuvre
des dispositifs de formation interne dans le cadre du 1,5% de la masse salariale
que les entreprises doivent consacrer à la formation de leurs collaborateurs.
Le Groupe Banque Populaire investit en moyenne sur les 10 dernières années,
5,5% de la masse salariale. Étant donné la dimension de chaque
région, la Banque Populaire s'est trouvée dans l'obligation de
s'intéresser à la formation ouverte et à distance. Notamment
pour former ses collaborateurs aux diplômes de la branche professionnelle
qui comprennent 5 cursus (de niveau enseignement supérieur).
Diapo
3 : l'équipe a passé 2 ans à tester diverses plates-formes
permettant de gros flux car ils ont 15 000 commerciaux à former pour
la banque-assurance ( L'open-source ne permet pas cela).
Diapo 4 : Patrick DELAVAL est intervenu pour concevoir un dispositif
de formation sur les thèmes "lutte contre le blanchiment d'argent
et le financement terrorisme". Un des intérêts de la Foad
est la mise en commun de la profession bancaire qui a permis la conception de
5 modules de formation sur cette action. La priorité est désormais
vers les formations métiers. Dans la conception des nouveaux bagages
ou lors des conversions d’existant, nous travaillons sur 2 formats, une
version intranet et didacticiel. Nous procédons par appel d'offres qui
s'effectue toujours auprès de 5 prestataires.
Diapo 6 : Patrick DELAVAL souligne que le métier de
e-tuteur ou cyber-formateur ne figure pas parmi les 87 référencés
dans le secteur bancaire. Ce qui impliquerait de refaire le "référentiel
emplois et compétences".
Conclusion :
La Banque Populaire a effectué une étude sur les plates-formes
existantes : les coûts se situent entre 2 et 8 millions de francs. Auxquels
il faut ajouter la constitution d'une équipe, la production des ressources
et des briques additionnelles, notamment de communication et d’espace
collaboratif... Elle s'est par conséquent tournée vers une solution
mixte, intégrant une plateforme du marché en noyau dur, avec un
partenariat interprofessionnel pour développer dans une logique open
source ces nouvelles briques. Pour les grands groupes les plates-formes open-source
pures multiplient les coûts d’installation et de développement
et restent limitées en terme de puissance. Quand on possède déjà
les ressources en open-source, et une équipe multimédia interne,
l'opération peut toutefois être intéressante.
Question : quelle est la pérennité économique de
tout ce qu'on fait en FOAD ?
Les normes devraient permettre de nous rassurer en apportant des réponses
concrètes à cette question.